Météo Syndicale #1

En ce triste début du XXIe siècle, demandons dans la rue au premier bipède venu ce qu’il pense du syndicalisme… Sans être expert dans la lecture du marc de café, on peut augurer que ça ne va pas être terrible. Institution surannée, rouage de transmission des  désirs des pouvoirs publics, voire pire.

Certes les grandes déclarations de celles et ceux qui au nom des gilets jaunes se sont exprimés dans les médias et réseaux divers n’ont rien fait pour améliore les choses. Pour celles et ceux de ma génération, envers et contre tous, quand on parlait de syndicalisme, on pensait à Pelloutier, Griffuelhes, Yvetot, Pouget, sans oublier Pierre Monatte mais sûrement Léon Jouhaux ! On oublie ou on ne sait pas qu’au début du siècle dernier la majorité de la direction syndicale, de la CGT donc était sous les verrous. Cela a un drôle de goût quand on parle aujourd’hui de partenaires sociaux…

Heureusement, dans le mouvement social, des camarades disent non, s’opposent à l’ordre établi. Ainsi celles et ceux qui sont investis dans le militantisme des prud’hommes. Dans les colonnes de l’ancien quotidien de la rue de Lorraine (Libération, pour les ignares..) on peut lire : « Il y a de l’eau dans le gaz entre la chancellerie et les conseillers prud’homaux. Depuis quatre mois, ces derniers, juges non professionnels siégeant dans les conseils de prud’hommes chargés de trancher les conflits du travail, mènent la fronde. A Troyes d’abord, en décembre, puis dans plusieurs villes de France, ils ont rechigné à appliquer l’une des dernières évolutions du code du travail : le plafonnement des indemnités versées en cas de licenciement abusif. »

Sinon, à part les retraités qui, toutes et tous unis, étaient dans la rue le jeudi 11 avril pour protester contre le gel des pensions, l’augmentation de 25 % de la CSG ? Ce qu’il reste des ouvriers du Livre a bloqué la presse pour alerter sur la suppression de la loi Bichet, mais quel est leur force syndicale actuelle ? (Loi Bichet de 1947, la distribution de la presse se fait actuellement dans le cadre d’un système coopératif, censé assurer l’égalité et la solidarité entre les éditeurs, afin de garantir à la fois le pluralisme de la presse et un accès égal à celle-ci sur tout le territoire. Sous le doux vocable de modernisation, le gouvernement entend casser ce système pour accélérer la libéralisation de ce secteur d’activité à l’importance politique majeure.)

Sale temps pour la Sociale et ce n’est pas la bouillie pour les chats du « grand débat » ou les échéances européennes qui nous remontons le moral !  Qu’écrivions-nous (groupe Salvador-Seguì) en mai 2017 … : « Le monde travail est en pleine transformation en Europe et France. Il est plus que jamais nécessaire de rétablir un rapport de force. Certes l’histoire témoigne que le monde des producteurs a toujours su s’organiser collectivement pour défendre ses intérêts. Mais cela peut être long, voire douloureux ». Diable, le ciel est encore sombre !

 Aramis
Le 14 avril 2019,
Groupe anarchiste Salvador-Seguì


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