Sous-traitance encore, maltraitance toujours

Les conflits se suivent et se ressemblent dans les hôtels, qu’il s’agisse d’établissements économiques ou de prestige. C’est le cas actuellement de l’hôtel Le Berri dans le 8ème arrondissement de Paris. La cause ? Toujours la sous-traitance et ses dérives. Cette fois-ci c’est l’entreprise sous-traitante « Luxe et Traditions » (tout un programme!) qui est en cause.

Petit rappel historique : en 2015 une grève dans plusieurs hôtels de luxe menée par les femmes de chambre s’était terminée victorieusement en obtenant notamment pour ces salariées du nettoyage de nouvelles conditions financières, entre autres un 13ème mois et une indemnité nourriture. Aujourd’hui prétextant la fermeture de plusieurs établissements du même groupe (W Opéra et Marriot Rive Gauche) due à la crise sanitaire, la société sous-traitante Luxe et Traditions exige de ses salarié-e-s (la plupart étant des femmes issues de l’immigration) de signer un avenant à leur contrat de travail, par lequel elles renoncent à ces avantages acquis il y a six ans. Celles qui acceptent de signer peuvent continuer de travailler, alors que « Luxe et raditions » menace celles qui résistent de les mettre « en absence injustifiée » et d’engager contre elles des procédures disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement pur et simple. À noter d’ailleurs que certaines de ces salarié-e-s ne lisent pas, ou bien mal le français, et ont signé cet avenant sans comprendre qu’elles renonçaient à leurs acquis.

Les autres ont refusé et ont entamé une grève. C’est pourquoi mardi 9 novembre elles étaient rassemblées devant l’établissement où elles travaillent habituellement (l’hôtel Le Berri) pour protester et exiger le maintien de leur 13ème mois et des indemnités de nourriture. Rassemblement conséquent avec l’aide de leur syndicat CGT-HPE qui a conduit de nombreuses grèves victorieuses ces dernières années, et qui exige la fin immédiate du harcèlement moral exercé sur certaines salariées pour les contraindre à quitter la société sous-traitante qui les emploie.

Le combat ne fait que commencer et les rassemblements vont se poursuivre. La grève de l’hôtel Ibis avait duré … 23 mois et s’était terminée par la satisfaction des revendications des femmes de chambre. La grève de l’hôtel Campanile au Bourget avait duré … 4 jours et s’était également terminée par l’obtention d’avantages pour les salariées. Cette nouvelle lutte de femmes de chambre se terminera à n’en pas douter par une nouvelle victoire contre la sous-traitance qui les surexploite.

Pour suivre les activités du groupe :


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